31/08/2009

Ne pas confondre

Virus de la grippe A H1 N1...et "marketing viral".
C'est vrai que les entreprises s'attendent au pire ("salariés à la maison en octobre, mauvais résultats en décembre ! ) mais ce n'est pas le moment de paniquer ! Souvenez-vous, pendant la crise de pneumopathie atypique en 2003 en Chine, les commerçants avaient rivalisé d'imagination...

Le management par la marque (suite)

J'ai relu mon post sur ce sujet et il mérite peut-être que je m'y attarde un peu car sinon cette idée de "management par la marque" pourrait apparaître comme abscons, ce qui serait dommage dans ce blog qui se veut un endroit de transparence et de valorisation du métier ! La marque est utile au Directeur de la communication pour affirmer et développer une culture d'échanges dans l'entreprise. Cela permettra aussi de rattraper le retard pris dans la com' corporate par rapport à la communication disons citoyenne, électronique, celle qui régit nos rapports humains en dehors du temps de travail. A partir de la marque, le DIRCOM peut travailler sur les valeurs, les défis attendus et à relever, la cohérence du message et l'adéquation du produit. Il y a aussi un intérêt plus immédiat : le communicant est dépositaire de la marque de l'entreprise et son premier défenseur. Et comme la marque est par nature transversale, elle nous permet d'intervenir dans tous les métiers de l'entreprise.

28/08/2009

LA FIN DE LA PUB ?

Et si la crise actuelle masquait une crise plus grave pour la publicité ? Imaginez un instant que l'avénement des nouvelles technologies et du web corresponde en réalité au début de la fin inéluctable d'une industrie vieille de près de 200 ans ? J'ai fait un cauchemar cette nuit : j'ai rêvé que la publicité à la télé, sur des affiches...celle que nous connaissons et chérissons (surtout quand elle est créative) disparaissait bel et bien. Je parle bien de cette pub des agences de pub : celle qui occupe encore nos écrans TV et Ciné ainsi que les pages offline de nos médias écrits.
Pensez qu'il y a 20 ans, au siècle dernier, l'offre TV en France, c'était quoi ? TF1 qui venait d'être privatisée, France 2, Canal plus ; le fiasco de la 5 (la Cinqué de M. Berlusconi) et de la 6 (ancêtre malheureux de l'actuel M6). Aujourd'hui, l'offre TV, ce n'est plus une offre, c'est 1000 et une manières d'apparaitre sur le petit écran, avec plus de 100 chaines thématiques et cablées, la possibilité de voir ou de revoir ses émission ou ses films préférés en streaming ou en enregistrement différé, sans coupure publicitaire, du web, du web, du web (près de 4 heures par jour devant l'écran de son ordinateur) sans compter les petits qui arrivent (Iphone sans explosion et autre portables).
Pour nos marques, cette nouvelle réalité est soit compliquée à vivre, soit hors de prix, tout simplement, et les média-planneurs portent d'autant mieux leur nom que l'audimat est devenu volatile, picorant ici et ou là les écrans, virvoltant puis replongeant sur un programme donné, s'amusant à être là où on ne l'attend pas ("je veux voir Secret Story même si j'ai 70 ans !") tout en se distrayant, en écoutant de la musique ou en répondant à ses mails. La consommation a changé. Pas la pub. Les gourous sont toujours là mais ils passent au second (?) plan derrière les bêtes de téléréalité, les stars d'un jour et les peoples à la plage. L'homme est devenu le message ? Soit. Mais dès lors à quoi sert la pub ? L'utilité même de l'industrie qui tire la consommation pour ne pas dire qu'elle pousse à consommer, est remise en cause alors que la société, paradoxalement, n'a que des désirs à assouvir : la célébrité, les voyages, la découverte, les vertiges, les défis, les médailles, les honneurs, la gloire médiatique. Dans cette société qui désire, la pub laisse à désirer. Les marques ont cependant toujours besoin de vivre et d'exister, de se vendre et d'innover. Alors ne risquent-elles pas de se tourner vers d'autres industries pour cela ? Disons qu'on laisserait la pub tradi à quelques grandes "marque-entreprises" ou à des agences qui feraient leur propre promotion, et 98% des marques vivraient leur vie ailleurs, sur le net tout d'abord, mais aussi dans la rue, dans les échanges par sms, sur des écrans tactiles, dans la poche, accrochées à un trousseau de clef, tatouées sur la peau, twittant et retwittant...Un délire total pour un amoureux comme moi de la publicité.

27/08/2009

Papy fait du net

Près de 9,5 millions d'internautes de 50 ans et plus se connectent régulièrement sur Internet en France, soit 1 internaute sur 3 (source Nielsen Juin 2009).

25/08/2009

Le respect du journaliste

Voilà un post à contre-courant. En tout cas ne croyez pas que je veuille en titrant ainsi m'attirer la sympathie des médias pour que mon blog explose dans les e-charts. Non, c'est du sérieux, c'est du lourd. Notre métier est souvent basé sur la pédagogie : expliquer ce que l'on fait, ce que l'on va faire, ce que l'on attend des actions engagées en terme de retombées d'image, de notoriété et de buzz pour son projet, son produit ou sa marque. C'est un fait : un bon professionnel sait dire en quelques mots au décideur en quoi sa décision va avoir ou non un effet sur l'image de la société. Au passage, le communicant explique aussi son métier à son entourage : techniciens, spécialistes des achats, juristes, ingénieurs, commerciaux...il conviendra toujours de rappeler les fondements (les fondamentaux dirait Aimé Jacquet) du métier. Parmi ceux-ici, l'éthique de communication. Le mot est laché. Tous aux abris ! Non, vous pouvez sortir, vous allez voir tout de suite où je veux en venir. Je crois qu'une part de l'éthique de notre métier passe par, non pas un plaidoyer absurde en faveur des journalistes (qui n'ont pas besoin de cela) mais par une description objective de ce qu'est un journaliste à la fois citoyen, observateur, fouineur, enquêteur (parfois), pisse-papier (souvent), soucieux d'équité et de donner la parole à ceux qui ne l'ont pas (toujours). Un journaliste est un professionnel (bon ou mauvais, avec ou sans talent), mais il est avant tout un homme (ou une femme) : il -ou elle- peut donc se tromper. Il nous faut accepter l'idée qu'un journaliste puisse se tromper. Non seulement l'accepter mais en faire une arme persuasive vis-à-vis de votre porte-parole : c'est à lui de faire l'effort de transparence et de clarté qui s'impose pour obtenir une information de qualité. J'ai trop souvent entendu des décideurs hurler sur un papier au sujet de propos mal retranscrits ou sur un article tendancieux, puis honnir l'ensemble des journalistes, en généralisant à toute la presse française...C'est à vous, professionnel de la communication en entreprise, de chercher à maîtriser les risques de dégradation de l'information en s'assurant que l'interlocuteur que vous avez choisi soit non seulement bien en phase avec le journaliste et le sujet traité, mais aussi conscient du rôle que celui-ci joue dans notre société, au coeur d'une démocratie qu'il convient toujours de renforcer.

21/08/2009

Avez-vous votre AVATAR ?




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Je ne résiste pas à poster la bande annonce du film événement de la fin d'année 2009 (James CAMERON et ses 300 millions de dollars de budget) même si vous la trouverez assez facilement sur le web. Le film met au grand jour le terme AVATAR qui peut désigner un personnage qui n'existe que dans le monde virtuel (souvent proche de la heroïc fantasy) dont on a beaucoup parlé il y a un ou deux ans déjà, pas seulement pour les jeux et les problèmes d'addiction de nos ados, mais aussi pour des recrutements (second life est aujourd'hui à la recherche d'un second souffle).

20/08/2009

Le management par la marque

Placez-vous en promoteur du changement dans l'entreprise, celui ou celle qui valorise le travail des équipes et qui exige d'elles, en même temps, une culture de communication pour améliorer les performances médiatiques globales de la société. Conseiller du Président dans ses choix et promoteur de leurs justifications auprès de l'ensemble des salariés et des actionnaires, vous êtes à la charnière, entre gouvernance et stratégie globale / locale. C'est à partir de la marque que vous managez les équipes -interne et externe-, que vous coordonnez les agences et que vous réussirez à défendre l'image et à augmenter la notoriété de l'entreprise. Vous en êtes le premier avocat mais aussi le premier juge.
TJ©frenchspindoctor2009


Dilemme

Le grand écart permanent entre le management de la communication interne et la communication externe.
Pour l'externe, le DIRCOM mise sur des porte-paroles de l'entreprise et sur leur capacité à faire passer des émotions, en les poussant parfois dans leur retranchement. A l'interne, les mêmes doivent porter une dynamique différente auprès de l'ensemble des collaborateurs, ce qui nécessite un positionnement plus technique adapté aux métiers. Du coup, le DIRCOM se retrouve au centre de nécessités antagonistes, entre la gestion d'une prise de risque nécessaire pour émerger à l'externe et la recherche de stabilité à l'interne pour développer l'adhésion aux messages.

TO BE OR NOT TO BE DIRCOM ?

Etre ou ne pas être DIRCOM...essentiellement ? Ce que je veux dire, notamment pour mes étudiants, c'est peut-on (doit-on) être à la fois DIRCOM et DRH ? ou DIRCOM et Directeur du Développement durable ? ou comme je l'ai vu encore récemment DIRCOM et Directeur général ou DIRCOM et DIRCAB. Je m'étais déjà demandé si le DIRCOM devait être sympathique, vous vous en souvenez peut-être, mais là, la question me taraude vraiment car c'est du coeur du métier dont il s'agit. On voit que, parfois, l'unicité d'un job peut être mise en cause. Je me demande si c'est pour se rassurer que l'on chosit de s'entourer d'un DIRCOM light, un DIRCOM à 50% ? Je ne me vois pas vraiment au cours d'un comité de direction, à la fois traiter d'une campagne de pub et du recrutement du personnel d'une filiale au Brésil ou dans la Mayenne, ni même de la législation européenne sur le traitement des déchets ou de toute autre problématique ô combien essentielle à l'entreprise, mais ne relevant pas directement de mon savoir-faire. Le plus grave est que cette pratique engendre des situations ubuesques (voir le sondage plus bas...) et qu'elle ne garantit en rien la place de la communication dans l'entreprise, sa force et son positionnement propre auprès du décideur final. Le métier a été inventé en France dans les années 80, au siècle dernier...mais c'est tous les jours qu'il faut le remettre sur ses fondamentaux : création d'image, maîtrise du risque médiatique, prise en compte de l'irrationnel de la relation, courage. POUR RENFORCER VOTRE MARQUE.

Le mot du jour : WWOOFING

Non, ce n'est pas le cri de la bête de tasmani, c'est le principe de participer à la vie de la ferme en échange d'un gîte et d'un couvert (world wide opportunities on organic farms). En résumé, vous êtes en vacances "chez l'habitant" et au lieu de vous laisser aller au farniente, à la sieste et aux séances d'UV naturels (quelle horreur !), vous vous levez à 5 heures du mat pour "aller à la traite" (des vaches ou des chèvres), vous prenez un ptit coup de mirabelle sur les 6 heures avec votre café, à la fraîche, avant de laver à grands coups de jets d'eau la cour de la ferme de l'ensemble des traces laissées par vos nouveaux amis (bonjour veaux vaches et cochons, poules et pigeons, lapins en tout genre), l'après-midi étant consacré au desherbage. Pas de TV. Pas de connexion. Pas de Secret Story sur la Une mais du ramassage de pommes de terre à profusion. Ne dites plus "je galère à la ferme sans célébrité" mais "j'arrête plus de wwoofer avec Bernard et Serge, mes deux lamas".

Enfant de la balle, enfant de la crise (BEST OF Un an déjà)

A quelques semaines de ma première intervention devant les étudiants en masters de com' de l'IEP de Lille, je prépare mon cartable : pendant mon cours, je leur présenterai le management de la communication de projet. Outre la fibre du métier, mon message s'attachera à donner des repères professionnels à des jeunes qui aurait pu choisir un master plus classique, les menant tout droit aux responsabilités politiques dans un Cabinet ou dans une entreprise. J'ai deux ou trois exos intéressants à leur faire faire, dans le cadre d'une étude de cas où ils devront se mettre "dans la peau d'un responsable de communication" face à des situations difficiles (il faudra être CREATIFS mais je ne peux pas en dire beaucoup plus car je sais que certains d'entre eux, que je salue, passent sur le Siècle pour suivre mes pérégrinations). Mes préparatifs me font penser au débutant que j'étais à ma sortie de l'Ecole de com' : j'avais découvert le métier que je voulais faire. Nous étions alors, au siècle dernier, en 1991. Période troublée et de première guerre du Golfe : une crise grâve touche le monde de la publicité avec beaucoup, beaucoup de charrettes et des professionnels laissés sur le bord du chemin pour cause de "contractions budgétaires". C'est le moment où les grandes agences fusionnent entre-elles. La suite de ma carrière n'est pas plus apaisée : les années Balladur marquent la fin d'une époque, qui ne veut cependant pas mourrir et qui, bon gré, mal gré, va perdurer jusqu'à aujourd'hui. Le taux de chomage avant 1997 atteint quelques sommets (12 ou 13 %). Ceux et celles qui ont réussi leur entrée sur le marché du travail se disent que non seulement ils vont connaitre des périodes d'inactivité mais que ces périodes sont à inscrire au sein de tout cursus, qui se voudra de plus en plus chaotique. Durant une cohabitation, de 1997 à 2000, la France connait une époque bénie : le chômage baisse, l'activité reprend et on se met à rêver à une nouvelle économie. Plus dynamique. Avec moins de carcans et de cravates. Plus ingénieuse et ouverte aux talents, aussi. Un rêve qui ne dure pas. An 2000 : il n'y a certes pas de grand BUG informatique mais la bulle Internet explose, nos Businness angels meurent et à nouveau, des contractions budgétaires reprennent. Paris Match contredit son slogan et fait sa Une sur des chaussettes trouées (!). La vieille économie va reprendre ses droits. A chaque fois, à chaque crise, l'un des premiers budgets impactés, l'un des premiers postes à disparaître, les premiers renoncements se font dans la communication (la pub étant la partie émergée du métier de l'annonceur, on peut mesurer l'ampleur des crises à la baisse de l'achat d'espace). Pour un poste de chargé de communication, il n'est pas rare alors d'avoir 500 candidats (des DIRCOMS en pré-retraite aux designers à la recherche d'un second souffle en passant par des journalistes ; alors que le poste s'adresse à un débutant). Les années qui précedent l'actuelle crise financière et bancaire sont les années du questionnement énergétique : comment va-t-on faire, échanger, produire, avec un pétrole amené à disparaître ? Pendant que les experts recherchent des solutions, des pays que l'on croyait endormis, inondent les marchés mondiaux de nouveaux produits et ici, des industries disparaissent. Ce sont des années où la communication des entreprises a joué sur le concept de citoyenneté. Mais ont-elles vraiment pris part au débat sociétal (qui est local et planétaire, rationnel et passionné, économique et environnemental) ? Chacun est resté -un ptit peu- planté sur ses positions. Ce que j'ai envie de dire à mes étudiants de la promo 2009, c'est que nous sommes tous les enfants de la crise et qu'en ces temps médiatiques agités, de nouvelles épreuves sont à réussir. En France, la majorité des entreprises n'en sont qu'au début. Si elles veulent participer à cette aventure, c'est une révolution des pratiques qui les attend, pas seulement un défi d'adaptation.

Post publié la première fois le 30 octobre 2008

17/08/2009

Ce que nous prépare la rentrée.

Bronzez chers amis du Siècle de com' ; encore quelques jours d'insouciance (si ce n'est le terrible quotidien à affronter du choix des menus et de la couleur du maillot de bain). La rentrée médiatique se prépare derrière une actualité toute aoutienne faite de canicule, de faits divers sanglants et de prise d'otage, mais aussi de "travail le dimanche", du retour gagnant du Juste Prix sur la Une et des rebonds du CAC 40. Que nous prépare-t-elle vraiment ? (en posant la question, je me rends compte que "la rentrée" nous échappe, un peu comme si, à quelques jours de sa survenue, nous étions dans l'incertain et que se préparait un mélange de dangers et d'opportunités dans le grand chaudron des risques de notre société.). Revue des possibles vedettes : la grippe, bien sûr, star de l'automne 2009, et avec elles, les annonces des mesures qui seront décidées dans le cas d'une pandémie sans parler des critiques, des manques de masques ou des vacances obligatoires attendues à organiser ; le point sur les chiffres du chômage qui risquent de décevoir ceux qui croient en une sortie de crise prématurée et vont lancer véritablement la bataille politique des Régionales de mars 2010 ; les premiers effets mesurés de la baisse de la TVA dans la restauration et le grand coup d'épée dans l'eau de la consommation ; les annonces des résultats financiers des entreprises avec son lot de victimes (TOTAL) et de gagnants. Il faudra suivre aussi les résultats des enquêtes sur les accidents d'avion survenus avant l'été, le lancement de la nouvelle formule du Figaro, les nouveaux spectacles et ceux recyclés (la Cage aux Folles). Bref, nous n'allons pas nous ennuyer. Mais ce temps présent -qui est celui de nos marques- manquent tout de même d'un peu de réflexion et de profondeur, pour nous permettre de nous projeter plus en avant. Nous vivons dans une société multipolaires, forcément classique et conservatrice, mais aussi communautaire, pipolisée et électronique, où chacun de ses membres est lié aux autres par l'échange spontané de coups de coeur ou de coups de gueule. Dans cette société, il y a toujours une place pour la liberté d'actions. En attendant la rentrée, n'est-ce pas cela qui nous ferait un peu flipper ?

14/08/2009

CEMF 12 (laCom'ExpliquéeàMonFilsde12ans)

- "Construire une image. C'est le job.
- "Comment tu t'y prends ?
- Je pars d'abord de l'existant, d'une représentation initiale, que ce soit pour un projet, une entreprise, une ville ou un homme ! Je me fais une idée de ce que les publics, les clients, les journalistes, les communautés perçoivent de la personnalité, du caractère et du style de mon "produit".
- Un produit pour toi, cela peut être une ville...ou un homme ?
- Disons que je me mets dans cette configuration de pensée, pour synthétiser tous les paramètres. Je cherche aussi à simplifier pour mieux cerner cette image de départ. Si c'est une ville, je vais m'intéresser aussi bien à son histoire qu'à l'économie de son centre-ville, à son positionnement géographique ou à ses activités culturelles. Si c'est une entreprise, je regarde quels sont ses partenaires, les médias qui suivent son évolution, les caractéristiques de ses employés, mais aussi sa capacité à changer par le passé, ses talents et ses manques sur un marché donné. Je vais déterminer le poids médiatique de la marque dans son bilan. Si c'est un homme, je vais m'intéresser à ses qualités mais surtout à ses défauts, à sa façon de s'exprimer et puis bien entendu, sur la forme, je vais l'observer dans ses réunions, dans ses rencontres pour mesurer sa capacité à convaincre, sa force de volonté et ses failles. C'est le diagnostic de communication à partir duquel je pourrai imaginer les étapes à franchir, proposer des idées, des objectifs à atteindre, pour construire une image riche, forte, durable.
- Et après ?
- Et après, je vais devoir convaincre et montrer quels sont les changements à opérer pour réussir à construire cette image. Je rédigerai un Plan de communication qui intègrera le diagnostic et disons, les recommandations proposées suite à cette première approche. Par la suite, j'enrichis le diagnostic et je ferai bouger mon plan de communication en fonction du principe de réalité : la meilleure communication est une communication qui s'adapte.
- Tu suis l'actualité...
- J'essaie de ne pas me laisser porter par elle et de la précéder, pour anticiper et mettre l'image de mon produit en première ligne. Du coup, je m'expose et je suis obligé de mettre des garde-fous, d'écrire et de faire valider des process de maîtrise des risques médiatiques.
- Aï, comment veux-tu que je comprenne !!!!
- Cela veut dire que la communication reste un art dans l'entreprise mais qu'elle doit se professionnaliser. C'est un peu la mission que ma génération doit se donner. Nous devons justifier les investissements et les dépenses que notre Plan de communication induits, tracer, c'est à dire suivre les retombées de nos actions, en terme de bruit médiatique, de buzz, de part de marché ou de voix gagnées à une élection. Et surtout, développer au sein de l'entreprise, une culture de communication pour bien positionner le métier aux côtés du décideur au coeur du top management.

(à suivre)
tj©frenchspindoctor2009

13/08/2009

Marque à tout prix

Information glanée sur le site du MOCI : "Ferrari veut conjurer la crise" et s'apprête pour cela à lancer une nouvelle voiture à la rentrée. On voit d'ici les ingénieurs de la Scuderia s'affairant tout l'été, dans la chaleur, en se disant "bon, il faut réagir à la crise et si on sortait un nouveau modèle à la rentrée" ; "non, tu es fou...attendons octobre, comme ça, les gens ont le temps de rentrer et de se dire : mince, chérie, et si on s'offrait une nouvelle voiture ?".

11/08/2009

Etes-vous aérosexuel(le) ?

Oui ? Non ? Voyez en tout cas l'article très intéressant sur le site Money Week à propos du patron irlandais de Ryanair qui assurément est lui, prêt à tout pour faire parler de son entreprise (voir mon post sur ce sujet ici en best of !).

Confusion, détestation, image

La vidéo fait le tour du monde ce matin dans tous les médias, "officiels", blogs et autres tweets. CNN est partout et marque des points. De quoi s'agit-il ? Hillary CLINTON, en République démocratique du Congo, pas hilare du tout, qui s'énerve après une erreur de traduction. L'interlocuteur lui demande ce que "Mister" Clinton pense de la situation internationale. "Lui, c'est lui ; et c'est moi qui suis Secrétaire d'Etat". Sur le coup, on repense à ce couple et à ses mésaventures passées mises sur le devant de la scène médiatique internationale. Hillary Clinton semble offusquée et le fait savoir. Mais sa réaction (proche de la détestation, exagérée pour le moins) montre une femme qui ne veut exister que par elle-même. Cela pose plus largement la question de l'image du "couple en politique".

10/08/2009

Un peu de zik


Revue (estivale) de marques

GM va vendre ses voitures sur Ebay. Peugeot l'avait déjà fait sur Ventesprivées.com. Citigroup relance au niveau mondial l'affaire des bonus. En France, BNP s'y met aussi. Obama devient une marque et Harry Potter tweet à fond. Apple surfe sur la crise avec son nouvel Iphone (pas la peine de rajouter un lien...) tandis que Société générale s'enfonce dans le scandale(ici, le lien). Pendant que vous bronzez, la terre médiatique continue de tourner. Vivement la rentrée !

09/08/2009

Le retour (gagnant) du suricate

J'ai déjà posté sur la maîtrise des risques médiatiques dans l'entreprise et rien ne me semble plus appropriée que l'image du suricate, ce petit mammifère sympathique mais ô combien vigilant. J'ai envie de fêter son retour en ce mois d'accalmie médiatique. Dans les école de communication ou de management, mais aussi plus tard dans l'entreprise, on s'intéresse plus à la gestion de la crise qu'à son anticipation. Ce qui m'intéresse, ce n'est pas "comment allons-nous réagir en cas de crise", c'est "que faisons-nous pour éviter une crise ou limiter son impact". Tout est dit sur les "cellules de crise". Mais ce qui compte c'est la culture du risque médiatique (et les process de com'). Cette culture se développe (comme font les suricates) s'apprend, se transmet, entre communicants, puis avec les décideurs, les médias concernés par votre marque, votre produit ou votre service. Ce blog est là pour donner quelques clefs de cette "culture de communication" qui va marquer notre métier dans les 20 ans à venir.

08/08/2009

Ne faites pas de la com' pour soigner votre égo.

C'est un conseil d'ami : le métier ne vous conviendra pas si vous souhaitez être "en avant" ; la com', c'est plutôt être "dedans", dans les coulisses et chercher toujours à valoriser un message, un homme ou un produit. Et si cela marche, n'attendez aucun compliment : c'est le job ! En revanche, si l'entreprise a du mal sur son marché, si votre marque s'affaiblit, si une crise n'est pas anticipée : ce sera (en partie) de votre faute. Vous êtes dans la fosse aux lions, ne l'oubliez pas.

Une marque peut jouer avec son logo.




C'est ce que GOOGLE nous démontre...

PUB (2/2) !

PUB (1/2) !

06/08/2009

(Vraie) Opération Lune

Pour célébrer les 40 ans des premiers pas sur la Lune et casser la rumeur, rien de mieux. Voyez ou revoyez un extrait du célèbre docu-fiction OPERATION LUNE diffusé en son temps par ARTE un 1er avril et que j'ai revu dernièrement sur notre petit écran. J'ai adoré. Le film, dont le seul défaut est de rendre sympathique R. Rumsfeld, pose aussi le problème du "fake" en général (utilisé par les communicants ? Je n'ose le croire...).

Comment les marques vont réagir à la grippe A ?

L'été est propice à la réflexion, à l'ombre d'un olivier plutôt. Les spécialistes de la médecine et des pandémies débattent encore sur l'ampleur que prendra à la rentrée l'épidémie de grippe A. On peut penser qu'au moment venu, le principe de réalité les mettent tous d'accord. Les entreprises se préparent de leurs côtés à subir de plein fouet les effets de la grippe sur leur personnel : des plans d'actions sont en cours de mise en place, des astreintes organisées, des principes à suivre dans le cas d'une forte absence due à la maladie sont recensés, la distribution de masques préparée...Dans les coulisses : les employés -dont certains ne reviendront qu'au début de septembre- ne sont pas encore sensibilisés (par crainte de provoquer des réactions en chaine non souhaitables et des mouvements de panique ?). Les marques doivent elles-aussi se préparer à subir les contre-coups de la grippe sur leurs clients consommateurs et citoyens. Si la moitié de la population est touchée, la consommation, les échanges vont chuter lourdement. Il ne manquerait plus que cela dans cette période de crise.

Capture d'écran (bis)

La photo d'écran TV jaunie, floue, années 70 délavées, est aussi dans LIBE daté du 5 août 2009. Bravo REUTER.

05/08/2009

Capture d'écran

Dans la version papier du journal Le Monde daté du jeudi 6 août, une photo appelle l'attention du lecteur que je suis : il s'agit de Kim-Jong-Il et de Bill Clinton pratiquement méconnaissable (l'un comme l'autre, d'ailleurs). Rien de bien surprenant à cela : il s'agit d'une photo capturée à partir d'un écran vidéo comme l'indique la légende. Ce qui l'est plus (surprenant), c'est la décision de la rédaction en chef de passer cette photo de très mauvaise qualité en UNE, au risque de donner au journal une colorisation "années 70", délavée. S'agit-il d'un acte volontaire ? Il n'existe peut-être pas de photos de ce couple improbable et le journal a du faire avec ce qu'il a, une image prise sur Reuter TV ? Le Monde n'a pas eu la possibilité de mandater un photographe et au final, la rédaction estime que cette image reflète bien le flou de la situation entre les deux pays, bien que Bill Clinton ait réussi à repartir avec les deux femmes journalistes emprisonnées par Pyongyang. Ou alors le Monde a tout simplement voulu que l'on reparle de sa UNE, et c'est réussi !

Un été studieux / heureux

Je prépare ma prochaine intervention devant les étudiants de l'IEP de Lille qui a mis en place un cursus "communication publique" avec l'association éponyme et l'impulsion d'un jeune professeur d'université (Dominique B.) avec qui nous avons un projet d'ouvrage. Je me disais que chaque année je dois de remettre au goût du jour mes messages, car la situation du métier évolue au rythme des avancées technologiques, des nouvelles exigences sociétales, des crises que nous traversons et que traversent nos marques. Mes cours ont une durée de vie bien limitée malgré eux. Je reste cependant raide sur mes deux grands axes : la gestion des risques médiatiques (comme on gère le risque environnemental ou politique) et la construction d'une image au profit d'un projet d'intérêt général. Mais j'ai aussi beaucoup à apprendre de mes futurs élèves : qu'est ce qui les passionne ? Sont-ils prêts eux aussi à prendre des risques dans leur métier ? Comment perçoivent-ils leur futur job ? Ce blog a été fait notamment pour eux...En tout cas, cette perspective me redonne le goût du post estival.

04/08/2009

Coup de com' !

Brigitte et José : human media (BEST OF UN AN DEJA)


Ont-ils vraiment gagné ? L'une (BB) pour la protection des phoques d'Alaska, un combat de toute une vie post-actrice ; l'autre (JB) contre l'importation de boeufs aux hormones et la non surtaxation du roquefort par les US, deux de ses nombreux combats menés contre la malbouffe et pour le french-food bien de chez nous. Deux stars de notre système médiatique cherchent à s'accaparer les bénéfices de décisions politiques et économiques qui les dépassent de loin. La concomitance des deux informations, leur traitement par les médias et le symbole qu'ils véhiculent me donnent l'envie de ce post. Car BB et JB sont bien deux médias à eux seuls. Ils s'érigent contre, utilisent leurs images pour blâmer, provoquent la presse pour appeler l'attention, interpellent les puissants pour montrer leur force, fédèrent des fans pour élargit leur audience, donnent des rendez-vous comme sur une grille des programmes, propose un contenu basé sur l'écologie, le développement durable, la consommation, la protection européenne...Notre liberté, c'est de contourner l'info, de chercher un peu plus loin que la vitrine offerte à nos yeux ébahis, de chercher d'autres sources, de vérifier les données. Nous sommes devant l'info et nous devons percevoir ce qui se passe derrière. Apprendre à lire les éléments médiatiques. On dit qu'il n'y a plus de repère. C'est faux. Il sont là devant nous à portée de clics et d'écrans, mais il faut les dénicher et prendre du temps pour leur compréhension. Alors, communicants, n'oubliez pas que cela fait partie intégrante du métier que de décrypter les images.
Post paru la première fois le 9 mai 2009