30/06/2009

Construire une image (quoi de plus passionnant ?) (BEST OF Un an déjà)


Construire l'image de l'entreprise, d'une collectivité, d'un produit ou d'un homme : voilà l’enjeu principal et tout l’intérêt du métier de communicant. La construction d’une image prend du temps, les premières actions sont fondatrices : elles vont donner un contour, un visage, un corps, des expressions à « la marque médiatique ».
Une image, c'est fragile (long à construire, rapide à démolir). Nos hommes politiques, les chefs d’entreprise, les grandes sociétés du CAC 40, s'en rendent compte tous les jours. L’image est un bien à protéger –il faut donc déposer sa marque-. Mais à trop vouloir la contrôler, le risque est grand de l’affaiblir, de la ternir et de la fragiliser plus encore. Il convient de lui laisser un espace de liberté médiatique dans lequel elle pourra grandir et s’affirmer. Partez toujours de l’existant médiatique. A l’instar de l'artisan, il faut bien connaître cette matière première, cette représentation initiale, cette médiargile que vous allez façonner.
Post mis en ligne la première fois le 21 juillet 2008

29/06/2009

Prof à Sciences Po ! (BEST OF Un an déjà)

Quand Dominique, Pierre-Alain et JEP (merci à Eux !) m'ont proposé d'intervenir à Sciences Pô pour des cours de communication, j'ai été enthousiasmé (j'avais envie de partager un savoir-faire) et en même temps, un peu "flippé" (à l'idée que les étudiants n'allaient pas s'intéresser à ce que j'avais à leur dire). Je me posais la question : pourquoi des élèves ayant choisi une filière politique ou managériale se lanceraient dans la com'...Question de motivations sur laquelle nous reviendrons, je l'espère, avec les principaux intéressés à la fin de cette année.
En tout cas, fin 2007 et début 2008, je me suis frotté à cette première génération de communicants politiques (premier master de com publique de Lille) qui arrive sur le marché de l'emploi (bon courage). Je vais remettre cela cette année (en novembre prochain sur le management de la communication de projet, un domaine que je connais bien...) et j'en profiterai pour déposer ici quelques échanges et les fondements de mon intervention. Je souhaite que ce blog devienne un des endroits où je peux retrouver les étudiants.

http://iep.univ-lille2.fr/

Post mis en ligne le 20 juillet 2008.

28/06/2009

LA VIDEO DE L'ETE 2009

Sporto Kantes était en concert à SOLIDAYS 2009. Un groupe qui communique.

24/06/2009

BLOG EN SOMMEIL!

Un an déjà ! Voilà près d'un an que j'ai débuté ce blog comme on débute une partie de foot-ball. Coup d'envoi, passe ici, passe par là, retourné, tirs au but : j'ai écrit sur le métier avec le temps que j'avais, la passion qui m'anime et l'envie. Aujourd'hui, je suis presque comme en phase avec moi-même. Le métier reste à découvrir certes, mais le message est clair : ce n'est pas vrai que nous sommes tous des Directeurs de communication ! (comme nous ne sommes pas tous sélectionneurs de l'équipe de France de foot-ball). Alors certains choisissent la com' comme on choisit une pomme, verte ou rouge, sur un étalage en fonction de l'idée que l'on se fait de la fraicheur des choses exposées devant nous. Allez soyez un peu Renaud : la com', il faut qu'elle vous prenne un mardi et tous les autres jours de la semaine. Je reste à l'écoute. Avec un projet perso : celui qui me tient le plus à coeur, c'est bien entendu un livre sur le métier, sur mon expérience, sur ce passé qui me fait entrevoir mon avenir profesionnel. C'est bien parti mais tant qu'il n'est pas édité, il ne faudra pas s'emballer (vous savez ce que l'on dit sur la queue de l'ours ?). Ce qui me rend heureux, c'est que sur la toile, j'ai été sans doute l'un des seuls à ne pas parler politique, ni faits divers. Je n'ai pas prononcé une seule fois le nom de notre "Préz". Pendant un an, quel perf ! Cherchez dans les vestiges de ce blog : vous ne me prendrez pas en défaut. Donc, tout cela pour dire à ceux qui me suivent et à ceux qui ne me suivent pas mais qui passent par là, que je vais consacrer le temps durant lequel je ne vais pas poster...à réflèchir. Non, je plaisante...
Allez à bientôt pour de nouvelles aventures.

12/06/2009

CEMF 12 (comprend rien ce gosse !!!)

Un peu comme dans la vie mon garçon : dans la communication, il s'agit de proposer à un décideur des choix de communication en fonction d'une analyse de la situation et d'objectifs d'image et de notoriété. Mais quand tu es en face du décideur, le maire en l'occurence, mais j'ai retrouvé cette attitude chez les chefs d'entreprise que j'ai cotoyés depuis, quand tu proposes ton action, tu n'as pas 2 heures pour l'argumenter. Il faut donc aller à l'essentiel et ce que j'aime dans ce métier, après les idées, c'est la synthèse. Nous sommes toujours en train de synthétiser des faits, l'actualité, un marché, une crise pour en sortir la substance, donner un sens à l'actualité et au moment de communication dans lequel nous sommes, inscrire les marques dans la réalité de l'époque.
- Tu te disperses...
Bon, je reviens à la mairie.
- Oui, et à ton fameux "projet de ville" ?
- C'est quoi ? Un ensemble d'actions, d'écrits, de réunions, de contacts externes et internes à la mairie, qui vise à rassembler des idées par thème puis à les faire valider par la population. Il s'agit d'une opération longue de recueil des infos et de débats où l'équipe municipale va au contact des associations, des entreprises et plus largement des citoyens qui se sentent impliqués dans le devenir de leur quartier et plus loin, de leur ville. Nous avions monter un groupe SOCIAL (le comment vivre ensemble avec nos différences), un groupe ECONOMIE (quelles actions peut-on mener pour attirer des entreprises ou développer le business existant ?), un groupe URBANISME (dans quelle ville ai-je envie de me balader demain, sortir, faire des rencontres), enfin, un groupe CULTURE (toutes les activités qui font le rayonnement de la cité plus les talents locaux à exploiter). Chacun de ces groupes a un animateur chargé de recenser des propositions et de les faire remonter au maire. Au bout de trois mois, nous avions une cinquantaine de propositions dans chacun des groupes. Il fallait se pencher rapidement sur leur faisabilité, à court, moyen et long terme, sur ce que chacune d'entre elles signifiait en coût et en moyens techniques ou humains...Ce n'était pas une liste à la Prévert, c'était le livre de la ville de demain que nous étions en train de rédiger. L'utilité de la communication dans ce genre de projet apparait aussi plus fortement. Ensuite, la synthèse était donnée au maire qui devait procéder à ces propres choix en explicitant vers quel projet global il souhaitait s'engager personnellement et collectivement. Le Maire apparait là avec toutes ses responsabilités. C'est un job difficile où vous devez vous appuyer souvent sur plus fort que vous mais où ma nécessité de communiquer est vitale. J'ai l'habitude de dire qu'un maire est en campagne électorale durant tout son mandat. C'est épuisant pour lui (ou elle) !
(à suivre)

Guerre d'image, guerre d'usure

Juste quelques mots sur ce qui est en train de se jouer pour le Club M ; la bataille des mots a commencé et dans les coulisses, les juristes et les banquiers s'affairent déjà mais d'une manière plus voilée. Les attaques médiatiques se succèdent. Elles ont l'air d'atteindre leur cible, qui visiblement, n'était pas préparée à ce cela (c'est un peu comme le petit canard face au méchant loup !). Qu'un homme d'affaire si sensé comme peut l'être Bernard T souhaite acheter une société si désastreusement insignifiante, banale, mal gérée, avec une image si mauvaise...c'est presque un acte humanitaire. En tout cas, c'est du grand art !

BIMBO !

Lisez entre les lignes de vos quotidiens éco préférés, écoutez le bruit encore un peu lointain sur la toile et ressentez les premiers frissons...vous découvrirez qu'une deuxième vague de crises se prépare avec la pratique des LBO : le fait d'acheter ou de racheter toujours plus cher des entreprises en s'endettant. LBO, MBO, on parle aussi de MBI et de BIMBO* (je n'ai pas pu m'empêcher pour le titre !)...Le principal avantage des techniques de LBO / LBI est de permettre la prise de contrôle totale ou majoritaire d'une société ("la cible") en limitant l'apport initial des repreneurs. Un acquéreur peut acheter une entreprise valant 100 avec un apport de 40 ou 50. Sauf que la donne a changé avec la crise immobilière aux Etats-Unis puis avec la crise financière mondiale. L'avenir économique à court terme de nombre de ces entreprises est en suspens alors que des annonces "d'amorce de sortie de crise"(sic) (Coluche en aurait fait ses choux gras...) fleurissent ici ou là. Alors qui croire ? Que penser ? Le monde est-t-il devenu "stone" ? Vers qui se tourner ? Nous voyons bien les effets de cette crise sur la confiance vis-à-vis de nos élites bien désemparées devant un phénomène incontrolable. C'est aussi une crise de communication que nous vivons car dans le flot d'infos, peu de repères surgissent pour donner quelques prises sur un futur de plus en plus incertain. Pour les marques, entre silence et affolement (panic en anglais), il n'y a qu'un pas...
*Buy-In Management Buy-Out
NB : G. PICOVSCHI en parle aussi sur son blog.

06/06/2009

Post à ma mère (pour sa fête)

Même si ceci est loin des préoccupations quasi quotidiennes de ce blog : faire le point sur le métier de la communication en entreprise, raconter l'histoire d'un communicant qui se bat pour que son métier soit mieux reconnu et mieux positionner, donner des exemples de démarches à suivre (ou pas) pour ceux et celles qui se voient bien dans la peau d'un futur DIRCOM...,il faut dire qu'un blog, même lorsqu'il est "métier", se construit dans l'actualité et que l'actualité cette semaine, vous avez pu vous en rendre compte, est à une grande affaire : la FETE DES MERES.
Si je suis fils de com', ayant fait partie de la première promo d'une grande école de la communication fondée par par un non-moins grand publicitaire français, ayant démarré dans la publicité politique (alors qu'on osait à peine prononcer l'association de ces deux termes comme s'il y avait quelque chose d'indécent à parler "d'offres politiques" et donc de choix), ayant continué mon chemin en collectivité puis en entreprise au profit de grands et petits projets et de la marque, si je suis donc fils de com', je n'en suis pas moins le fils de ma mère et c'est à elle que s'adresse ce post, qu'elle ne lira pas.
Ma mère n'est pas connectée. Elle est branchée, au courant, se tient au jus, aime la musique, le cinéma, la fête...à 70 ans passés. Mais elle n'est pas connectée sur la toile. Elle ne lira pas ce post (comme d'ailleurs le reste de mon blog) mais elle serait sans doute ravie d'apprendre que son fils (de 40 ans et quelques) a une pensée pour elle et que cette pensée soit retranscrite quelque part, sur un bout de feuillet électronique, au coeur du WWW. Je rassure les mamans : vos fils ne vous oublient pas, même si cela nous arrive (dans notre jeunesse ?) de ne pas prendre très au sérieux cette FETE DES MERES, qui arrive quelques jours avant une autre fête, beaucoup plus importante et qui me touche particulièrement : LA FETE DES PERES. Alors je me dis qu'en prévision du fait que mon père ne risque pas non plus de tomber sur ce blog dans son surfing quotidien (qui n'existe pas), je pourrai soit 1. leur écrire un petit mot et leur envoyer par la poste(c'est tellement rare d'écrire à ses parents). 2. leur faire parvenir des fleurs (bon, ça c'est le minimum, vu par eux comme un maximum, et je peux le faire sur le net). 3. les brancher à l'insu de leur plein gré sur le web, leur offrir (dès l'arrivée tant attendue de la prime annuelle -il faudra que je reparle de "communication" et "salaire"- ça peut faire peur) un superbe ordinateur dernière génération, WIFI, webcam intégré avec écrit "je vous aime" sur la page de démarrage.
PS A ma femme : Chérie, j'ai mobilisé les enfants. On n'a pas oublié. On est prêt. On t'aime. A demain, calins !

01/06/2009

CEMF 12 (l'aventure continue)

J'arrive à 26 ans à la tête d'un service communciation qui n'existe pas et qu'il me faut créer de toutes pièces. Il y a là 10 personnes ("10 agents"), en charge de l'impression, des relations extérieures et des événements municipaux, du journal et des relations presse. Moyenne d'âge : 40 ans...
- Pas très loin de ton âge aujourd'hui !
Il faut que je m'impose, que je puisse les mobiliser sur ce projet de ville, qu'ils puissent répondre à mes attentes. Je pense que mon arrivée s'est finalement faite en douceur. Qui peut croire qu'un DIRCOM de 26 ans puisse changer le cours des choses...Mais moi, je ne suis pas là pour changer le cours de choses, je suis là avec une mission très claire : comment donner du souffle à une politique municipale et surtout, à un maire qui se demande bien comment répondre aux attentes de ses concitoyens. Une mairie ne peut pas résoudre le problème du chômage. Les citoyens le savent. Pourtant, ils attendent beaucoup de leur maire. Ils désirent en face d'eux une équipe mobilisée, solide, créative qui a des projets pour le centre-ville comme pour la périphérie, pour l'école comme pour la culture.
J'arrivais dans une ville que je croyais bien connaître : j'avais mené mon audit de com', je savais à quoi m'attendre, je savais les difficultés de l'équipe à se projeter ensemble vers le futur. Je savais aussi les attentes et les espoirs des citoyens conscients que leur ville émergerait toujours et qu'elle en avait vu d'autres de par son histoire millénaire. On croyait le passé pesant et ringard, mais c'est dans LEUR histoire que les citoyens trouvent fierté d'appartenance et identité propre. Il me fallait composer avec cette matière initiale pour redorer le blason de la ville. Pendant deux ans, je me suis bagarré et j'ai beaucoup appris. La meilleure com' se fait dans le plaisir d'agir.
- Il faut donc se battre pour communiquer ?