30/04/2009

La com' des grands projets

J'ai eu la chance de communiquer pour un grand projet d'infrastructure qui concerne l'Est de la France et je sais bien l'importance du projet dans la vie de nos concitoyens. Je sais aussi qu'ils ne sont pas prêts à accepter n'importe quoi au nom de l'intérêt général (je suis en train de coucher cette expérience de la communication de projet sur papier avec mon ami professeur d'université Dominique B pour une édition espérée à la fin de l'année...).
Le projet a une image globale et locale à la fois. Il est source de changements profonds (des paysages, des habitudes, de l'économie locale ou régionale, des idées que l'on se fait de son territoire). Il comporte une part de risque du fait de sa nature (technique, technologique, environnementale, innovante ou pas) sans parler des risques médiatiques et politiques. En bref, la com' de projet est passionnante à mettre en oeuvre, exigeante car il faut tenir votre public en haleine pendant plusieurs années parfois, et elle peut être assimilée à un marathon, où quelle que soit l'issue de votre course, vous devrez faire preuve d'une certaine...humilité.
Un grand projet parisien peut-il inspirer la France entière ? Comment mobiliser nos forces dans la crise pour réussir un projet qui touche 1/6ème de la population française ? Quelle type de communication (participative) devra-t-on mettre en place pour faire de cette promesse d'avenir un quotidien d'actions pour les Franciliens ? Du pain sur la planche.

Variable d'ajustement

Ne laissez pas votre métier devenir la variable d'ajustement de l'entreprise. En temps de crise, il faut développer la communication interne en se mettant à l'écoute des employés, des questions qui se posent et en faisant remonter auprès du décideur les tendances, le niveau de crainte et la capacité à se mobiliser pour de nouveaux projets. A l'externe, la marque doit être un repère pour des consommateurs électeurs quelque peu déboussolés par tous ces retournements économiques. Il ne s'agit pas d'exagérer le propos mais bien de prendre la parole "sur un ton juste" et d'échanger, notamment avec toutes les communautés web, pour déjà, offrir de nouvelles perspectives. On ne s'enflamme pas. On remotive.

21/04/2009

A la fois dans le Front et dans le Back Office*

J'ai croisé un chasseur de tête, un Josh Randall spécialisé dans la communication, cette semaine. Après lui avoir décrit ma mission, il me dit :"vous êtes vraiment dans le front office."
Je crois qu'il se trompe sur notre compte. Un communicant en entreprise est à la fois dans le front et dans le back office, voire le middle...Il travaille dans les coulisses avec le décideur, fait valider ses options, teste ses idées, à l'interne et à l'externe, puis les met en oeuvre, assure leur traçabilité et la redondance de l'info. Le métier de communication ne se résume pas à la vitrine de l'entreprise. Il m'arrive souvent de mettre le nez dans l'offre markéting de mon entreprise, de travailler avec les commerciaux, de donner un coup de concept aux amis financiers ou aux techniciens. Le communicant est un homme (ou femme) orchestre. Il aime les coulisses et adore s'en échapper. Pour cela, il se doit d'être organisé sans tomber dans le piège d'un quotidien qui se répète. Chaque jour, une nouvelle histoire est à écrire puis à raconter dans un souci de transparence et pour rendre des comptes à des parties prenantes de plus en plus exigentes. Alors soyez à la fois au four et au moulin, dans le front et dans le back office de l'entreprise !!!


*Dans une entreprise, "front" et "back" sont les services de contact avec la clientèle et de commande de transactions. Le front office, c'est la boutique, le comptoir de réception des clients, et le back office, c'est l'arrière-boutique, où l'on traite éventuellement la demande du client, où l'on gère les stocks, et plus généralement les tâches d'administration. Ces expressions sont appliquées par analogie aux systèmes informatiques.

13/04/2009

Dernier post avant quelques jours de repos...

Sont-ce la litanie des mauvaises nouvelles, les sondages sur notre moral qui se répètent, "les prises d'otage de patrons" qui se succèdent et se mélangent dans une ritournelle médiatique ou les beaux jours qui reviennent, il règne en tout cas comme une nouvelle ambiance : un peu comme sur un navire pris dans une mauvaise mer, les marins prennent leur mal en patience. Et puis, nous sommes LA génération des crises, celle qui digère tout : le 21ème siècle n'a-t-il pas lui-même débuté avec l'explosion de la bulle Internet ? Bon, c'est vrai que les Business angels se sont révélés quelques années plus tard comme les tenants du mauvais côté de la force et l'emballement financier du système (plus l'aveuglement des banquiers) marquent un véritable "temps d'arrêt" dans notre économie de progrès. Profitons-en pour nous donner le temps de la réflexion et du retour d'expérience. Le cheval nous a désarçonné, en attendant de repartir à sa conquète, voyons de quoi aurions-nous le plus besoin...Tout d'abord, refonder la gouvernance des entreprises qui sont toutes aux bords de la crise de nerf (au delà des mauvais résultats attendus cette année). On parle beaucoup de valeurs (collectives et individuelles) mais en même temps, tout le monde a peur, non pas de perdre son emploi, mais qu'un collègue vienne "pîquer le job". Temps de crise, temps de paranoïa et de repli sur soi. Du coup, la rétention d'information devient un sport national au détriment de l'action qui se nourrit d'une information de qualité, partagée.
Ensuite, ressourcer nos politiques qui, le nez sur le guidon de l'actu, n'osent plus parler de futur (ou alors la fin de l'année...ou 2010). Courte vue, absence de projets, pas de vision de l'avenir : notre démocratie souffre d'une crise d'insuffisance de perspectives.
Enfin, travailler sur un projet de société, à partir de celle que la génération des papy boomers nous lègue aujourd'hui (plus puissante qu'hier, mais moins solidaire). Il y a de quoi rebondir si ce rebond n'est pas un simple pas en arrière, si seulement les Français retrouvent confiance en eux et en leur capacité à créer. Il y aura toujours des "prix pour saluer l'innovation" mais il faudra désormais qu'ils soient alloués aux innovations économiques, sociales et culturelles qui bénéficient aux plus grands nombres d'électeurs consommateurs. Voilà quelques réflexions avant quelques jours de repos. On se retrouve si vous le voulez bien à la fin du mois. Bonnes vacances.



08/04/2009

Le petit creux après le G20

J'ai laissé passer quelques jours (non je ne suis pas atteint de la maladie la plus courante actuellement chez tous les blogeurs : le manque d'envie de poster dit plus communément la crampe du post) suite à l'emballement médiatique à propos du G20. D'abord, il y a eu l'euphorie médiatique (les Hourras) puis une pause d'analyse (courte) durant laquelle les débats n'ont pas manqué sans qu'une conclusion ne fasse l'unanimité. Les sondages ont suivi, mais malheureusement, entre les patrons séquestrés et la confiance retrouvée des Français, j'ai mélangé un peu les résultats, qui de toute manière sont parfois contradictoires et mériteraient des explications ou des comparaisons avec d'autres sondages réalisés au lendemain des G20 du passé...
Bref, tout pousse à croire que nous sommes entrés dans une phase de fausse accalmie médiatique, un peu comme lorsque l'on se retouve au coeur du cyclone. On a l'impression que les choses se calment mais quand on regarde bien tout autour, on aperçoit de ci, de là, quelques briques, portes et fenètres dans les airs, quand ce n'est pas des voitures, des vaches ou des cochons !
La crise ne marque pas la fin d'un système qui malgré ses défauts permet de progresser (parfois au détriment de valeurs de développement durable). Elle marque la fin d'une génération. Après les 30 Glorieuses, notre pays a connu les 40 Libérées. Nous avons maintenant cette énergie à gérer en héritage.

02/04/2009

Michèle O. and The Queen (LA VIDEO PRESQUE NO COMMENT DU MOIS)

Je ne peux pas résister à l'envie de buzzer. Cliquez sur le titre pour voir how to get friendly with the Queen.

01/04/2009

Le point G (préliminaires médiatiques - à suivre)

La toile ne bruisse que de cela : le G20, la crise et la réponse des pays avancés aux répercutions sociales de l'emballement financier de ces dernières années. Bien sûr tous les ingrédients pour un coup de théatre sont réunis.
Premier sommet du nouveau Président américain (un peu comme un premier marathon, il faut y aller pour le plaisir et je sais de quoi je parle...), l'attente médiatique est à son comble sachant que le projet de communiqué qui circule déjà ne satisfait pas grand monde (mais qui l'a écrit ?). De tous les articles lus à ce sujet, je vous conseille celui de Courrier International sur les nombreux points G qui existent...et cohabitent depuis de nombreuses années.